De l’instrument à l’implication du corps,  de l’agencement d’espace à la création de musiques .   Denis Mariotte

C’est au croisement de provenances, de rencontres, de détours et en confrontant sans cesse des méthodes, des partis pris dans l’interférence d’autres pratiques que se dessinent des compositions  musicales – pour des créations avec Maguy Marin – Cortex (1990), Waterzooï (1993, pièce pour  instruments acoustiques), Ram Dam (1995, pièce pour 12 voix et instruments), Soliloque (1996, pièce pour une voix), Pour ainsi dire (1999, pièce pour 3 voix et capteurs midi), Vaille que vaille (1999, pièce pour 4 voix et diffusion électroacoustique), Quoi qu’il en soit (1999, pièce pour 3 guitares et 5 voix), Points de fuite (2001, pièce pour 4 guitares et 10 voix), Les applaudissements ne se mangent pas (2002),  Umwelt (2004, dispositif sonore pour 3 guitares), Turba (2008), Description d’un combat (2009),  Salves (2010, dispositif sonore pour 4 magnétophones à bande), Faces (2011), pour le ballet de l’Opéra de Lyon.
Mais aussi pour d’autres pièces chorégraphiques Made in France (Nederlands Dans Theater III), Debout immobile sur 3 pieds (Ivan Favier pour le Ballet de l’Opéra du Rhin) et Aller retour (compagnie A Fleur de Peau), walk talk chalk (Film musical, Pierre Droulers).

Parallèlement, il s’inscrit comme musicien dans des actes d’improvisations musicales en duo avec Gilles Laval, Michel Mandel. Il travaille avec Fred Frith sur deux pièces : Impur en 1998 (pièce musicale rassemblant 17 musiciens) et stick figures qu’il interprète en duo avec lui.

De sa pratique de compositeur-interprète s’ensuit la participation auprès de plusieurs formations de musiques innovatrices : Chef Menteur, Dans le décor, La Douzaine, Le miroir et le marteau. En 2004, il compose les cantates boîtes noires (pour 10 instrumentistes et 2 chanteurs).

Récemment, il s’engage seul ou en duo.

En duo, il réalise aux côtés de Maguy Marin la pièce Ça quand même (2004, texte édité aux éditions Tarabuste), et aux côtés de Renaud Golo On pourrait croire à ce qu’on voit (2005), titre générique incluant différents chapitres créés de résidence de travail en résidence de travail : de bons moments (2006), quelqu’un, visiblement (2007), l’homme dans la chambre (2010).

Seul, il réalise Suite (2006, pièce pour 50 électro-aimants et 8 capteurs midi), une proposition scénique et musicale autour de la question : Où va la musique à l’instant où elle ne se joue plus ?
En 2009 il écrit Figures : suite et fin pièce solo incluant un travail musical et corporel dans un dispositif plastique mobile.
En 2011 il écrit la pièce : Prises/reprises.